La voici la voilà la 13ème nouvelle !

Oui, oui j’avoue, mea culpa, encore et toujours en retard ! Mais cela  se savoure les nouvelles du Trophées Anonym’Us, et plus on attend, plus on se délecte de ces découvertes, non ?

Allez, la voilà votre nouvelle elle se nomme : Deux courses, un sprint final.

 

Trophée Anonym'us

 

 

Deux courses, un sprint final

 

Pour gagner une course de fond, il ne s’agit pas de caracoler en tête sur les trois quarts du parcours. Seule compte l’arrivée, où l’on doit tout faire pour être le premier à la franchir.

Pierre Doyel le savait comme personne. Des mois de travail acharné pour se maintenir au sommet, et qu’il devrait peut-être balayer d’ici quelques instants. À l’abri de la foule, dans son bureau aux murs lambrissés, il n’avait accepté que la présence de ses plus proches collaborateurs. La pression et les enjeux étaient énormes. Stéphanie, qui partageait sa vie depuis plus de vingt ans, tenait sa main en posant sur lui un regard inquiet. En dehors d’elle, personne ne savait à quel point les minutes à venir seraient décisives. Une vraie question de vie ou de mort.

Tout allait se jouer dans les minutes à venir. Décisives au point d’aboutir à la vie comme à la mort. Phares éteints et moteur arrêté, Luc laissa la voiture glisser sur la pente douce du chemin. Sur leur passage, les pneus arrachaient les graviers figés par le gel, produisant un crissement qui paraissait assourdissant aux trois autres passagers. Tous devaient être prêts à tous les sacrifices. Sauf celui d’échouer dans leur mission. À bonne distance d’une bâtisse dont les contours sombres se découpaient dans la nuit, ils sortirent de l’habitacle en prenant soin d’éteindre le plafonnier et sans refermer les portières. Luc couvrit son visage avec la cagoule qu’il avait relevée sur son front et sortit son arme du coffre, dont il ôta la sécurité.

— Il faut y aller, dit l’un des hommes.

Le corps courbé vers le sol, Luc opina du chef et ouvrit la marche vers la maison.

— Il faut y aller, Pierre. On est déjà en retard.

Les yeux rivés dans les siens, Marc Langin attendait qu’il bouge enfin. Doyel soupira, opina du chef et se leva, quittant à regret les bras de sa femme. Comme un automate, il ajusta sa cravate, enfila une veste sombre et se jaugea dans un miroir….

Et pour les accrocs du Trophée Anonym’Us, c’est ici :

http://trophee-anonymus.blogspot.fr/2016/12/deux-courses-un-sprint-final.html?spref=fb

 

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