Comment ça vous ne m’attendiez plus !

 

Oui, je vous comprend cela dit, et j’espère que vous ne m’avez pas attendu pour aller lire les 3 précédentes nouvelles du Trophée Anonym’Us ! Si toutefois, vous vous êtes armé de patience, ce soir, ce sera trois pour le prix d’une et avec un peu de chance, les sites a réalisé pour ma formation ne nécessitant plus que quelques ajustements, tout devrait rentrer dans l’ordre pour les deux prochaines semaines.

 

Trophée Anonym'us

 

Mais cessons de parler de moi et découvrons la 22ème nouvelle en lice du Trophée Anonym’Us :

 

Eux

« La vie est une chienne ».

Combien de fois dans ma vie j’ai entendu cette phrase ? Toujours dite par des mecs qui ont le cul posé dans leur canapé acheté en soldes, emmitouflés dans leurs fringues de marques et qui te regardent comme si tu étais une tâche sur leurs chaussures cirées du matin. Qu’est-ce qu’ils en savent que la vie est une chienne, eux ? Chaque jour, ils se lèvent pour aller bosser et gagner leur croûte qu’ils dépenseront dans le dernier smartphone à la mode parce qu’il faut faire croire qu’on a plus de tunes que le voisin. Ils rentrent le soir, boivent une bière devant le match de foot pendant que leur femme torchent le cul de leur gosse qui les empêchera de dormir la nuit. Parce que ouais, un môme, ça braille. C’est comme ça, même si ce n’était pas écrit sur la notice. Et ils te disent que « la vie est une chienne. »

Ça me fait marrer. Je vis dans la rue depuis si longtemps que j’en ai lâché le compte. Si ça se trouve, je suis né dans un caniveau et je ne m’en rappelle même pas.

J’ai la gueule d’un vieux, des rides noires de crasse qui me courent sur la gueule comme un réseau routier sur une carte IGN.

Pourtant, j’ai pas vingt piges.

Moi aussi je devrais avoir le cul assis sur un similicuir devant un écran acheté à crédit, une bière chaude et sans bulles dans les mains. Mais c’est sur du bitume que je suis assis. Parfois sur un banc, quand les mères de famille m’oublient un peu et arrêtent de hurler que je fais peur à leurs gosses. Si elles se voyaient quand elles gueulent, le visage rouge et les yeux exorbités, les veines du cou prêtes à exploser, c’est d’elles qu’elles auraient peur. En tout cas, moi, elles me fichent une trouille de tous les diables.

« La vie est une chienne ».

Tous ces bien-pensants qui parlent de toi quand ça les arrange, mais qui t’oublient dès qu’ils ont mis les pieds dans leurs confortables pantoufles, me font vomir. Je les regarde marcher devant moi, la tête haute, le pli du pantalon impeccable. Je les regarde, mais je ne les vois plus…

 

Et pour la suite, ben je ne vous apprends plus rien, n’est-ce pas ?

http://trophee-anonymus.blogspot.fr/2017/02/nouvelle-anonyme-n22-eux.html

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